FAUX MARBRES : décor fantaisie pour design contemporain

FAUX MARBRES : décor fantaisie pour design contemporain

Réalisation de faux marbres imitant l’onyx fantaisie sur des consoles-présentoirs

 

Voici une commande particulière d’un designer contemporain pour des présentoirs d’horloges anciennes en laiton:
faux marbres imitant à partir de document, des Onyx fantaisie de 3 tons assortis.
Le contexte a requis un rendu suranné, moelleux et fondu, au charme léger, calme et discret.
 S
ur la tranche, le projet initial du ton laiton n’a pas été conservé.

 

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Sur l’onyx :

L’onyx est une variété d’agate, qui est elle-même une variété de calcédoine. Il existe plusieurs types de marbre appelés « Onyx » mais le plus connu et le plus utilisé est celui qui provient d’Algérie.

L’Onyx d’Algérie est extrait à Ain-Snara, dans la région d’Oran, depuis le XIXè siècle. Exploitées dès l’Antiquité, les carrières d’onyx en Algérie sont redécouvertes en 1849. A partie de cette date l’onyx sera abondamment utilisé en Europe pour la réalisation d’objets d’art, d’horloges ou de sculptures. En raison du prix important de l’onyx, celui-ci était plutôt utilisé pour les objets de petite taille et plus rarement pour le mobilier.
Cependant, la rampe du grand escalier de l’Opéra Garnier de Paris a été réalisée en Onyx d’Algérie, prouvant l’extrême soin et la préciosité des matériaux ayant été utilisés pour sa construction. La Société des Marbres Onyx d’Algérie, sous la direction de Gustave Viot puis d’Eugène Cornu, sculpteur, exploita les carrières d’onyx en Algérie et réalisa objets d’art et mobilier utilisant ce matériau. Hautement renommée, la Société fut louée pour la qualité extrême de ses réalisations, notamment lors de l’ Exposition Universelle de 1878 à Paris.
Cet onyx fut également exploité par Jules Cantini, célèbre marbrier et sculpteur marseillais.

Les quatre grandes consoles à atlantes provenant du salon de l’Hôtel de Païva à Paris ont une tablette réalisée en mosaïque de marbre rouge, d’albâtre et d’onyx. Deux de ces quatre consoles sont aujourd’hui conservées au Musée d’Orsay et au Musée des Arts Décoratifs à Paris.
La Salle de Bain de style Néo-Mauresque de l’Hôtel de Païva est également décorée d’onyx, mais provenant d’Égypte, notamment une belle cheminée à pieds lions qui fut réalisée pour l’occasion.

De nombreux sculpteurs, notamment durant le Second Empire, réalisèrent leurs œuvres en onyx : Charles Cordier réalisa toute une série dites de « Nègres » alliant le bronze et l’onyx. En 1899, Ernest Barrias réalise son chef d’œuvre « La Nature se dévoilant à la Science » dans une polychromie faite de marbres et de différents onyx provenant d’Algérie.

L’Onyx vert du Pakistan présente quelques concrétions de couleur orange ou blanche sur un fond vert jade.
Il a été beaucoup utilisé pour la fabrication de tables à café et de petits objets d’art. On le retrouve plus rarement pour la réalisation de cheminées

Réalisation en atelier

Décors dorés sur les motifs de corniches et rosaces

Décors dorés sur les motifs de corniches et rosaces

rehauts dorés sur les motifs

Pour mettre en valeur les beaux motifs d’angle des corniches au plafond d’appartements Haussmanniens, réalisation, selon la demande, de décors présents ou discrets de rehauts dorés sur certains éléments.
Sur la rosace, afin de créer un décor léger et aéré, certains rehauts sont en gris très donx, tandis que les touches de dorure dentellent les motifs.

L’utilisation du staff pour les moulures et les corniches date du début du XIXe siècle. Son effet décoratif de prestige est tel qu’il est rapidement devenu un élément indispensable d’un intérieur raffiné. Tout d’abord accessible financièrement qu’aux propriétaires d’hôtels particuliers, cette technique est devenue plus abordable par son industrialisation. C’est ainsi les appartements immeubles de l’époque Haussmannienne en sont systématiquement pourvus.

En effet, comme la cheminée en marbre, de beaux parquets, les moulures en panneautage mural et les corniches en staff, surtout ornées de motifs d’angles en cartouche, sont une valeur ajoutée dans un intérieur. Aussi est-ce bienvenu de les mettre en valeur par un rehaut de couleur d’or ou d’argent, selon le style choisi.

MEUBLES PEINTS : décors de patines, filets et motifs ornementaux

MEUBLES PEINTS : décors de patines, filets et motifs ornementaux

Réalisation de différents types de meubles peints

Les compositions ont été créées pour s’inscrire harmonieusement au contexte de la pièce
dans le respect absolu du style demandé.

Souvent en bois brut, ou peints de mauvais tons, les meubles sont d’abord poncés, imprimés, puis peints 2 couches du ton approprié.

Vient ensuite le décor, composition de :

  • patine du ton choisi, avec un effet plus ou moins présent de strié, ou poché nuagée
  • filets formant des panneautages
  • motifs végétal ou ornemental faits à la main ou au pochoir
  • 2 couches de vernis haute protection, mat ou satin

LE MEUBLE PEINT DANS LE STYLE PROVENCAL :

Les couleurs sont : les tons de beige, blanc cassé, taupe, comme pour les murs, mais également le trio des ocres, des bleus et des verts. Les finitions doivent être absolument mates (pas de vernis brillant) mais également patinées et usées. Les patines à superposition de couleurs seront du plus bel effet.

Le motif peint a toute sa place, par exemple pour souligner les motifs végétaux réalisés par les ébénistes ou pour agrémenter les panneaux d’armoires (bouquets, grotesques…). Par tradition, les meubles provençaux étaient souvent peints (influence italienne), notamment dans la ville d’Uzès. 

 

RESTAURATION D’UN DÉCOR PEINT NÉOGOTHIQUE

RESTAURATION D’UN DÉCOR PEINT NÉOGOTHIQUE

Restauration d’un décor Néogothique sur le plafond de la salle à manger d’un manoir en Ile de France

Dans les caissons : Restitution de certains fonds verts et rouges,
des motifs en trompe l’œil et des dorures.
La partie centrale a été réparée et repeinte en un ton éclairci mais respectueux du style.

Architecture néo-gothique

Gothic Revival (également connu sous le nom de gothique victorien ou néo-gothique) est un mouvement architectural qui a commencé à la fin des années 1740 en Angleterre. Sa popularité augmenta rapidement au début du XIXe siècle, lorsque des admirateurs de style néo-gothique de plus en plus sérieux et savants cherchèrent à faire revivre l’architecture gothique médiévale, contrairement aux styles néoclassiques qui prévalaient à l’époque. Gothic Revival tire des traits du style gothique original, y compris des modèles décoratifs, des fleurons, des fenêtres de lancette, des moules de capot et des arrêts d’étiquette.

Les racines
Le mouvement néo-gothique a émergé dans l’Angleterre du 19ème siècle. Ses racines étaient étroitement liées à des mouvements profondément philosophiques associés au catholicisme et à un réveil de la Grande Église ou de la croyance anglo-catholique préoccupée par la croissance du non-conformisme religieux. En fin de compte, la tradition «anglo-catholique» de la croyance et du style religieux s’est généralisée pour son attrait intrinsèque au cours du troisième quart du XIXe siècle. L’architecture néo-gothique a varié considérablement dans sa fidélité au style ornemental et aux principes de construction de son original médiéval, s’élevant parfois à des cadres de fenêtre pointus et quelques touches de décoration gothique sur un bâtiment autrement sur un plan du XIXe siècle et en utilisant des matériaux contemporains et des méthodes de construction.

Parallèlement à l’ascension des styles néo-gothiques dans l’Angleterre du XIXe siècle, l’intérêt s’est rapidement répandu sur le continent européen, en Australie, en Sierra Leone, en Afrique du Sud et dans les Amériques; en effet, le nombre de structures gothiques néogothiques et charpentiers construites aux XIXe et XXe siècles peut dépasser le nombre de structures gothiques authentiques qui avaient été construites auparavant.

Au milieu du XVIIIe siècle, avec l’essor du romantisme, un intérêt et une conscience accrus du Moyen Age parmi certains connaisseurs influents créèrent une approche plus appréciée des arts médiévaux sélectionnés, en commençant par l’architecture des églises, les monuments funéraires des personnages royaux et nobles, des vitraux et des manuscrits enluminés de style gothique tardif. D’autres arts gothiques, tels que les tapisseries et les ferronneries, ont continué à être considérés comme barbares et grossiers, mais les associations sentimentales et nationalistes avec des personnages historiques étaient aussi fortes dans ce début de renaissance que les préoccupations purement esthétiques.

Le renouveau gothique a été mis en parallèle et soutenu par « médiévalisme », qui a ses racines dans les préoccupations de l’antiquité avec des survivances et des curiosités. À mesure que «l’industrialisation» progressait, une réaction contre la production de machines et l’apparition d’usines a également augmenté. Les partisans du pittoresque tels que Thomas Carlyle et Augustus Pugin ont adopté une vision critique de la société industrielle et ont décrit la société médiévale pré-industrielle comme un âge d’or. Pour Pugin, l’architecture gothique était imprégnée des valeurs chrétiennes qui avaient été supplantées par le classicisme et détruites par l’industrialisation.

Le néo-gothique a également pris des connotations politiques; avec le style néoclassique «rationnel» et «radical» vu comme associé au républicanisme et au libéralisme (comme en témoignent son utilisation aux États-Unis et dans une moindre mesure en république française), le renouveau gothique plus spirituel et traditionnel devient associé au monarchisme et le conservatisme, reflété par le choix des styles pour les centres gouvernementaux reconstruits du Parlement du Royaume-Uni à Londres et de la Colline du Parlement à Ottawa.

Survie et relance

L’architecture gothique a commencé à la basilique de Saint-Denis près de Paris, et la cathédrale de Sens en 1140 et s’est terminée par une dernière floraison au début du 16ème siècle avec des bâtiments comme la chapelle de Henry VII à Westminster. Cependant, l’architecture gothique ne s’est pas complètement éteinte au 16ème siècle mais s’est plutôt attardée dans les projets en cours de construction de cathédrale; aux universités d’Oxford et de Cambridge, et à la construction d’églises dans des districts ruraux de plus en plus isolés d’Angleterre, de France, d’Espagne, d’Allemagne et du Commonwealth polono-lituanien.

Les romantiques allemands (tels que le philosophe et écrivain Goethe et l’architecte Karl Friedrich Schinkel), ont commencé à apprécier le caractère pittoresque des ruines – « pittoresque » devenant une nouvelle qualité esthétique – et ces effets adoucissants du temps que les Japonais appellent wabi-sabi et Horace Walpole admirait de manière indépendante, légèrement ironique, comme «la vraie rouille des guerres des Barons». Les détails « Gothick » de la villa de Walpole à Twickenham, Strawberry Hill House commencée en 1749, attiraient les goûts rococo de l’époque et furent rapidement suivis par James Talbot à l’abbaye de Lacock, Wilts. Dans les années 1770, des architectes néoclassiques tels que Robert Adam et James Wyatt étaient prêts à fournir des détails gothiques dans les salons, les bibliothèques et les chapelles et la vision romantique de William Beckford d’une abbaye gothique, Fonthill Abbey dans le Wiltshire.

La restauration de décors peints est une des spécialités de notre atelier.

DÉCOR PEINT : CIEL BAROQUE

DÉCOR PEINT : CIEL BAROQUE

 CIEL PEINT de style BAROQUE

Après avoir achevé les décors d’une chambre à coucher, composé de patines, faux marbres et dorures, du sol au plafond, inclue la cheminée et les statues, nous l’avons finalisé avec Christophe Rage, par ce ciel plafonant avec angelots.

Photo du décor lustre non posé

Le style baroque

Le baroque est un mouvement artistique en vogue en Europe dans les premières décennies du 18ème siècle. Ce nom, synonyme d’exagération et d’extravagance, a été donné à la fin du XVIIIe siècle par les penseurs des Lumières, par opposition au nouveau style, inspiré de l’antique, soble et ordonné, le néoclassicisme. Il est en effet caractérisé par le goût du mouvement, de la dramatisation et de l’exubérance décorative.

En peinture, le Baroque est essentiellement religieux, avec des thèmes tels que la Vierge, les saints et les anges. Les peintres de ce mouvement créent des fresques sur les plafonds et les voûtes des palais ou des églises, reprenant surtout les thèmes de la Contre-Réforme.
Les peintres baroques célèbres incluent Rubens, Vélasquez, Le Caravage et Le Bernin.

Certaines des caractéristiques sont :

  • Naturalisme : recherche de représentation de la réalité sans idéalisation, ni embellissement.
  • Utilisation de la lumière comme élément principal pour accentuer les éléments, donner de la théâtralité aux scènes et diriger le regard du spectateur. Effets dramatiques des clairs-obscurs.
  • Dynamisme des compositions à travers des lignes diagonales, les courbes et les couleurs.
  • Recherche de représentation du mouvement, du moment culminant de l’action.
  • Intention de tromper les sens du spectateur, de brouiller la différence entre réalité et fiction.

     LE STYLE BAROQUE EN DECORATION INTERIEURE

    Le style baroque : luxueux et imposant

    Si vous désirez choisir le style baroque pour décorer votre intérieur, vous ferez le choix du luxe et de l’exubérance. En effet, ce style de décoration d’intérieur se caractérise par la profusion des détails et la richesse de ses ornements. L’opulence est de mise avec des matières et des couleurs que l’on exagère à outrance afin de rendre l’atmosphère saturée et monumentale. La palette de baroque se compose donc de rouge, de violet, de noir brillant ou encore d’or et d’argent afin de créer une décoration d’intérieur digne des plus belles maisons bourgeoises de la Renaissance Italienne. C’est un style qu’il faut donc parfaitement assumé mais qui peut être d’une grande beauté si vous savez le mettre en valeur. Vous serez assuré de créer la surprise et d’attirer tous les regards de vos invités avec une décoration très ancienne mais qui sait toujours faire son petit effet.

    Les formes du style baroque

    Pour bien adopter le style baroque, il est important de connaître les formes que vous devez mettre en valeur chez vous. Aussi, le baroque se caractérise par ses formes arrondies et de belles arabesques. Les meubles sont imposants et se dotent de formes voluptueuses afin de remplir tout l’espace. L’exubérance est certainement le maître-mot de cette décoration d’intérieur mais, il vous faire attention à ne surtout pas tomber dans le style ringard. Aussi, même si vous optez pour le style baroque, vous devrez le combiner avec des pièces plus contemporaines. En effet, le but n’étant pas de recréer une pièce du XIVe siècle mais d’en faire un lieu de vie agréable.

    Les couleurs du style baroque

    Autre élément que vous devrez prendre en compte pour créer un beau style baroque, sa palette de couleurs. Aussi, vous devrez tout miser sur le noir, le doré, le rouge, le pourpre, ou encore le mauve. Ces couleurs dominantes vous permettront réellement de créer du baroque au sein de votre salon ou encore de votre chambre. Vous pourrez les marier à d’autres teintes afin d’apporter un peu de modernité à votre espace intérieur. Par exemple, les reflets argentés ou dorés, mais aussi métallisés et même les paillettes seront du plus bel effet. N’hésitez pas à associer des teintes profondes à ces couleurs baroques afin de les mettre encore plus en valeur.

    ARTICLE : HISTOIRE DE PEINTURE (suite) , LE MATOLIN

    ARTICLE : HISTOIRE DE PEINTURE (suite) , LE MATOLIN

    Le MATOLIN

    Recherches de documents illustratifs et de textes présentés par Jean-Jacques Chevrier, peintre décorateur ethnologue
    (svp cliquer ICI  pour voir le PDF)

    Le Matolin

    Dans les feuilles consacrées au Ripolin, j’ai parlé de l’affichiste illustrateur et dessinateur Eugène Vavasseur, le créateur des trois frères Ripolin. A la même époque, il illustrait les nombreuses publicités d’une autre marque de peinture, le Matolin.

    Le Matolin, comme on disait à ce moment était une fabrication anglaise qui fut importée en France au tout début du XXe siècle, en 1904 ou 1905. Tous les articles et slogans publicitaires présentent cette peinture comme révolutionnaire.

    Qu’était-elle ?
    « Au point de vue artistique, le « Matolin » est le revêtement rêvé pour donner aux murs un cachet vraiment artistique dans le sens le plus absolu du mot. 
    Son bon goût fait valoir les meubles et les tableaux et donne une note de distinction et d’élégance dans toute la Maison. Aucun produit ne possède un si grand nombre de si jolies couleurs. Le « Matolin » possède, en effet, 70 teintes depuis les couleurs foncées les plus riches jusqu’aux couleurs claires les plus délicates, ce qui contribue beaucoup à obtenir un résultat très décoratif et très artistique. L’emploi du « Matolin » est très recommandé par les docteurs, car il aide grandement au maintien de la propreté et l’hygiène dans la Maison. Dès l’application il devient un véritable désinfectant et un excellent destructeur de microbes grâce au 2 ½ % d’acide phénique qu’il contient. Tous les grands Décorateurs emploient le « Matolin ». Demandez au vôtre de vous montrer la série des pochoirs artistiques qui peuvent être obtenus directement. »
    (La vie au Grand Air du 11-07-1908)

    « Vendue sous forme de pâte, ce qui la rend tout à fait assimilable, il suffit d’ajouter un peu d’eau et la voilà prête à l’usage. Elle sèche instantanément, et, qualité précieuse, elle est lavable au bout de trois semaines. Elle s’applique sur tous les matériaux, c’est la seule qui tienne sur le ciment, et une fois sèche elle devient dure comme de la pierre. » (L’Intransigeant du 8-03-1907)

    « Voici tantôt deux ans, parlant à cette place d’une originale peinture à l’eau de provenance anglaise qui venait d’être introduite en France, je pronostiquais que le Matolin – tel est son nom – ne tarderait pas à devenir populaire chez nous. Eh bien ! à l’heure où j’écris ces lignes, les résultats ont confirmé mes prévisions. Ils les ont même dépassées : personne, parmi ceux qui sont au courant des choses du bâtiment, ne me démentira. Pour un succès, c’est un succès : c’est même un triomphe. »Emile GAUTIER.» (Le journal du 16-06-1908)

    Un article signé M. Bernard paru dans la revue La Justice du 18-06-1905 et consacré aux vacances des parisiens rapportait :« Quel plaisir de se reposer dans une chambre passée au « Matolin ! Ses parois lavées à grande eau tous les matins offrent au regard le velouté de la peluche. Tout brille, l’on se sent reposé. La nuit, plus de parasites. Pour une fois l’hygiène s’est associée à l’art. Les qualités antiseptiques du Matolin font fuir à tire d’ailes moustiques, mouches et toute la gente ailée et bourdonnante. Quant aux meubles, ces meubles de campagne si légers, si commodes et que tous les ans, les injures du temps rendaient plus maussades, si elles ne les disloquaient pas, la peinture laquée le Matolin en a fait des meubles Louis XVI qui ne dépareraient pas le Trianon. Agrément de la vue, tranquillité du repos, voilà ce qu’a fait l’introduction de la peinture laquée en France. Rendons hommage au Matolin, la première des peintures laquées et à leurs introducteurs en France, MM. Cornford et Cie, 14, cité Magenta.»

    « Par ces temps d’épidémie, assainissez les murs, plafonds, placards, etc…de vos habitations, bureaux, salles de réunions, baraquements, usines, par le Matolin, peinture hygiénique. Remplace les papiers peints et est plus artistique.» (L’Intransigeant, du 12-11-1918)

    Le 12 mars 1907, le cuirassé d’escadre le Iéna explosait et brûlait dans le port de Toulon occasionnant la mort de 117 marins. Un journaliste relatait cette catastrophe dans un article qu’il concluait en ces termes : la commission d’enquête expliquait la propagation de l’incendie par le fait de l’emploi courant « de la peinture à l’huile pour le revêtement des cloisons, » et qu’ « il est, en effet, reconnu que c’est un des plus actifs agents de transmission du feu lors d’un sinistre. Voilà ce qu’on n’a pas à craindre avec une peinture ignifuge comme le Matolin, par exemple, qui, étant à base de silicate, devient, en séchant, dure comme la pierre, et est, par conséquent, absolument incombustible. »
    (Le Journal du 28-031907).
    Il s’agissait en fait d’un article publicitaire pour la peinture le Matolin, la publicité ne reculant devant aucun argument, même il y a plus d’un siècle.

    J’ignore aujourd’hui si cette peinture eut une descendance, si la société qui le fabriquait a perduré dans l’histoire, ne trouvant aucun renseignement en dehors du Matolin.