TROMPE L’OEIL : Grotesque du XVIIe siècle

TROMPE L’OEIL : Grotesque du XVIIe siècle

Décor inspiré de grotesque
peinte au XVII siècle

Il s’agit d’un des éléments du décor en trompe l’oeil de grotesques peintes au XVIIe siècle sur les boiseries du salon des muses au château de Vaux le Vicomte, dont les motifs grisaille et bleu peints sur fond doré sont en harmonie avec les tentures et mobiliers.  Sur ce décor, le cadre est  en fausse moulure.

LA CHAMBRE DES MUSES

Nicolas Fouquet fit appel au peintre Charles Le Brun pour exécuter, entre 1657 et 1661, le décor du château nouvellement construit de Vaux-le-Vicomte. Les peintures de plafonds et décors muraux représentaient sans aucun doute le cœur de la commande confiée à Le Brun, en particulier celles des pièces d’apparat du rez-de-chaussée où les appartements de Fouquet et du roi sont disposés en enfilade côté jardin, de part et d’autre du grand salon à coupole. La chambre du roi et la chambre des Muses avaient pour fonction essentielle de servir de cadre à la réception des visiteurs de qualité.

Plusieurs caractéristiques fondamentales du décor intérieur du château sont visibles dans la chambre avec alcôve, dite chambre des Muses, qui servait de pièce de parade dans l’appartement de Fouquet situé au rez-de-chaussée. Elle fournit un exemple où l’on peut voir à la fois un perfectionnement en matière de techniques et de composition dans la peinture des décors en France, et l’utilisation de différents moyens d’expression artistique au service d’un message politique.

 

Imitation de marbre dans une entrée d’immeuble parisien

Imitation de marbre dans une entrée d’immeuble parisien

Imitation de marbre dans le vestibule d’un immeuble Hausmannien

 Sur les panneaux, les pilastres et les cimaises le choix a éte fait d’une atmosphère moderne et osée : imitation de marbre Brèche Grise, tandis que les murs ont été peints de ton gris parme.

L’identification des marbres

par Jacques Dubarry de Lassale

Utilisé depuis la haute antiquité pour l’art de la statuaire, le marbre est couramment employé depuis Louis XIV pour coiffer certains meubles et contribuer à leur parure. Se déclinant sous une infinité de coloris et fait d’une roche non homogène, il donne du fil à retordre aux experts. Découvrez quelques astuces pour identifier cette pierre si convoitée que les grecs ont longtemps considérée comme une matière vivante.

Minéralogiquement, les marbres font partie de la catégorie des calcaires ou carbonates de chaux (CA CO3) ;c’est une roche sédimentaire métamorphique.

Pour qu’un marbre se forme, trois conditions devaient être réunies :

  • un dépôt de coquilles marines au fond d’une mer,
  • une pression de 2 à 5 tonnes au centimètre carré,
  • une chaleur d’environ 400 degrés.

Ces conditions pouvaient être réunies au moment des déplacements des plaques tectoniques, par exemple lors de la formation des Pyrénées.

La structure visible de la roche est décrite de la façon suivante :

  • Les brèches sont des roches formées d’éléments anguleux, de couleurs souvent variées et cimentées par de la calcite. Exemple : la brèche d’Alep ou la brèche de Baixas.

L’imitation des marbres est une des spécialités de notre atelier

OBJETS PEINTS en imitation de bois

OBJETS PEINTS en imitation de bois

Décor en composition de faux bois 

Pour le petit cadre chic, imitation d’ébene de macassar et filet doré.
Sur une boite à gâteaux, imitation de marqueterie de bois de rose, d’érable et d’ébène de Macassar.

LA MARQUETERIE DE BOIS :

La marqueterie est un décor réalisé avec des placages de bois et de diverses autres matières (la nacre, l’ivoire, la pierre, le galuchat, les métaux non ferreux, la paille, l’écaille de tortue et l’os), découpés suivant un dessin et collés sur un support (meuble, boiserie, ou tableau), notamment en ébénisterie. Les images ainsi obtenues peuvent être géométriques (on parle alors de frisage), figuratives ou abstraites

À l’origine de la marqueterie, il y a l’incrustation. Pratiquée dans la décoration d’objets en bois depuis le début de l’antiquité égyptienne, cette technique consiste à creuser le bois pour y placer des morceaux d’une autre matière (os, corne, ivoire, pâte de verre, pierre, galuchat…) ou d’une essence différente. Cette technique décorative fut très utilisée (parfois sur le mobilier de personnes moins aisées, les incrustations sont peintes en trompe-l’œil) et s’est vite diffusée dans tout le monde antique. Quoique utilisée ponctuellement, l’incrustation ne survit pas à l’empire romain.

Ce sont le Italiens qui, suivant la mode à L’Antique de la Renaissance, remettent cette technique au goût du jour pour orner le mobilier. Ce gout pour la marqueterie se repand alors comme feu de paille de pays en pays. En France, où sont fabriqués des meubles de plus en plus prodigieux, la mode atteint son apogée aux XVII et XVIII siècles sous les styles Louis XIV et Louis XV notamment.

Au XIX siècle, la marqueterie n’est plus utilisée qu’en frisage (style Louis-Philippe). Certains artisans explorent le répertoire du XVIII siècle, c’est le cas de Louis Vuitton qui reprend la marqueterie dite « à la reine » pour la réalisation de pochoirs. La fin du XIXe siècle voit renaître cet art pour magnifier formes naturelles et chantournées de l’Art nouveau.

Voici certains des plus célèbres bois de placage  :

  • le bois de rose ;
  • le palissandre de Rio ;
  • l’ébène de Macassar ;
  • le citronnier de Ceylan ;
  • l’érable du Canada ;
  • le sycomore ;
  • le merisier de fil ;
  • le merisier moucheté ;
  • le poirier ;
  • l’acajou de Martinique ;
  • l’acajou d’Amérique ;
  • les bois teints : rouge, gris, noir, vert, bleu.

TROMPE l’OEIL inspiré d’un décor de grotesque du XVIIe siècle

TROMPE l’OEIL inspiré d’un décor de grotesque du XVIIe siècle

Decor peint : grotesque encadrée de filets dorés

Composition en panneautage inspirée des décors peints en trompe l’oeil sur les boiseries du cabinet de Colbert de Villacerf au XVIIème siècle Français, décor exceptionnel exposé au musée Carnavalet.

Le décor du cabinet de l’hôtel Colbert de Villacerf

Situé dans le Marais, et qui subsiste, très dénaturé, au n°23 de la rue de Turenne, l’hôtel a été construit vers 1650 pour Édouard Colbert, marquis de Saint-Pouange et de Villacerf, futur surintendant des Bâtiments du roi.

Les boiseries  ont été peintes vers 1650, elles comptent parmi les décors conservés les plus spectaculaires du milieu du XVIIe siècle.  Il est un exemple caractéristique, précieux et séduisant du type de décoration qu’offrait l’intérieur des hôtels parisiens sous la minorité de Louis XIV.

L’ordonnancement en bas-lambris, lambris de hauteur et haut-lambris jette les bases du grand décor français. Issus de l’Antiquité et revus par la Renaissance, grotesques et rinceaux forment une composition élégante et colorée.

Il a été enlevé en 1872, pour être remonté au musée Carnavalet en 1914.

OBJETS PEINTS en bronze et dorures

OBJETS PEINTS en bronze et dorures

décor de dorures 

Travail d’atelier : réalisation de décors de matières nobles sur des objets courants :
Sur un plat carré, décor en véritables feuilles d’or et d’argent, ou imitation de feuilles d’or et d’argent
Sur un beau vase, imitation de bronze oxydé et reprise d’un décor de style Art Déco en dorure à la feuille. 
VIDEO avec EXPLICATIONS TECHNIQUES 

De notre ouvrage;   Mes leçons d’atelier en DVD 
Crédit photos: Editions Fleurus

La dorure à la feuille d’or et son utilisation en décoration

Depuis l’Antiquité, en Orient comme en Occident, est maîtrisée la technique de la dorure. On sait bien par exemple, qu’ elle était déjà employée du temps des Egyptiens, des grecs, puis des romains, pour la décoration des sculptures et édifices religieux.

La feuille d’or et ses multiples applications

Après avoir traversé les siècles, la feuille d’or est toujours partie prenante des décors des bâtiments du patrimoine comme des décors intérieurs. De nos jours, les architectes d’intérieur et décorateurs utilisent la dorure même pour le style contemporain. En effet, si son usage est indispensable pour la restauration de Patrimoine, il est aussi demandé pour des décors muraux, ou celui d’objets décoratifs du quotidien.

La pose de la feuille d’or

Pour créer une dorure suivant les règles de l’art, l’artisan suit plusieurs étapes minutieuses : après préparation du support, il prélève délicatement chaque feuille au pinceau, qu’il dispose suivant un enchevêtrement précis jusqu’à recouvrir entièrement le support. Il entame ensuite les étapes de finitions pour créer une dorure parfaitement lisse et sans relief.

L’application de la dorure en décoration d’intérieur

La feuille d’or peut être appliquée en intérieur sur les plafonds, les murs, les toiles, le verre, les objets d’art, les sculptures en bas-relief, les meubles, les incrustations et les divers ornements architecturaux décoratifs. L’utilisation de la feuille d’or en décoration d’intérieur est synonyme de luxe, de beauté et de savoir-faire.

     

    Le meuble peint est une des spécialités de notre atelier.

    Objets peints en trompe l’oeil

    Objets peints en trompe l’oeil

    Effets de matières naturelles et nobles

    Différents exemples de décors de patines imitant la nacre, le cuir, le parchemin, l’ardoise, la terre cuite ou le bronze, réalisés sur des objets d’usage courant, les valorisant d’un aspect précieux et original.

    De notre ouvrage;   Mes leçons d’atelier en DVD 
    Crédit photos: Editions Fleurus

     Les objets décorés :

     

    Les objets décorés existent depuis les temps protohistoriques, et toutes les civilitations humaines en ont laissé des vestiges. Car de tous temps, de beaux objets font l’agrément du quotidien autant que la munificence d’une civilisation. De même que la beauté de son architecture, des arts et des lettres,  celle de son artisanat raffiné et élégant révelle une civilisation paisible et riche.

    C’est ainsi que des objets usuels aux objets décoratifs, tous sont décorés ;  le mobilier, les luminaires, les jouets, les boites, mais aussi la vaisselle, comme l’alimentation. Quant à la valeur de l’objet lui même, outre la noblesse de la fabrication et de ses matériaux, elle augmente avec la qualité de son décor.